Philip Barwell, Artiste Photographe

Exposition de Photographies

by on Jan.17, 2010, under exposition, info site, vernissage

Dunes33

Une nouvelle exposition de Philip Barwell a Paris aura lieu du 28 janvier au 6 mars 2010 à la galerie Lina Davidov, 210 Boulevard Saint Germain dans le 7e arrondissement de Paris. Vernissage le jeudi 28 janvier à 18h00.

Téléphone: +33 1 45 48 99 87

e-mail: galerie@linadavidov.com

Site web: www.linadavidov.com

Dunes – l’Ecriture du Vent.


Dans ce désert il n’y a rien, et c’est ce que je suis venu photographier. A commencer par le sol qui n’en est pas un, dans lequel on s’enfonce au lieu de marcher, tout est trompeur, tout est incertain dans ce décor. C’est une vaste composition de sable, dont le vent déplace des dunes entières d’un jour à l’autre; ce que je regarde aujourd’hui n’existera plus demain, et dans une heure une autre position du soleil en aura déjà modifié l’apparence. Dans deux, le paysage sera méconnaissable. Au petit matin, la lumière rasante sur le relief des crètes s’entendait avec l’ombre portée pour dessiner la ligne sinueuse d’un dos qui pouvait être celui d’une femme endormie; mais dont l’échine s’est effacée un peu plus tard, jusqu’à ce qu’à midi le spectacle devienne celui d’une uniformité complète. Et puis, aplatie par le zénith, la ligne reprend consistance un peu plus tard sur son autre versant; la lumière retrouve la même ligne qui est maintenant celle d’une autre caresse, passant sur un corps qui dans son sommeil s’est laissé mollement déplacer par le travail du vent. Parfois, ce travail, on le voit se faire. Ce sont des nuages de sable roux, ferreux, qui se promènent comme des tentures soulevées, qui passent sur le lit d’un ancien fleuve salé dont il ne reste plus que le reflet bleuté de l’iode et y déposent d’immenses bandes chromatiques. C’est, plus grise et plus maigre, l’échine d’un serpent que les rafales amassent autour d’une ligne aléatoire, et qui avance. Partout, c’est comme une oeuvre sans support pour se fixer, et dont on ne sait pas si la matière est faite davantage de cette errante poussière de roche métallique ou de la lumière qui vient en exalter ou en éteindre la couleur sans même avoir besoin, pour sembler perpétuellement différente d’elle-même, du filtre d’un nuage ou de l’obturation d’une éclipse. C’est la première photographie au monde. C’est le rien du désert. C’est son mirage incessant.

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